Smart, Court-Métrages, Jeune Création

The Lost Ones, une série historique aux nuances électroniques

The Lost Ones, un voyage au cœur d’incroyables destinées. Cette mini web-série transporte le spectateur aux quatre coins du monde, à la découverte de trajectoires individuelles hors du commun.

C’est reparti pour un nouvelle saison de The Lost Ones. La mini web-série historique, produite par L’Institut national de l’audiovisuel, en collaboration avec Arte, concourt dans la catégorie Expériences Numériques du FIPADOC 2021. Et elle pourrait bien rafler tous les prix. Dix destins tous plus incroyables les uns que les autres, en marge de l’Histoire, se succèdent dans cette œuvre singulière, à la force de décalage immersive et innovante.

Vies rocambolesques

La série évoque des protagonistes ayant vécu entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Depuis le parcours de Leon Thérémine, l’inventeur de la musique électronique, à celui d’Alexandra David Neel, première femme occidentale à atteindre la capitale du Tibet, en passant par l’escroquerie de Victor Lustig, « l’homme qui a vendu la tour Eiffel »… La découverte de ces vies rocambolesques est un condensé d’Histoire ; 10 épisodes de 5 minutes qui en disent long sur ces « oubliés ».

Le petit Chouchani, génie de la théologie © Hirsch / The Lost Ones

Direction l’ Italie, la prise de Fiume en 1919 afin d’y rencontrer Guido Keller, artisan de l’événement. Pour les passionnés de sport, pourquoi ne pas s’intéresser à l’incroyable parcours de Gottfried Von Cramm, joueur de tennis allemand en devenir, tristement freiné dans son ascension par la montée des périls et la Seconde Guerre Mondiale? De cette sombre époque viendra aussi le sursaut pour la jeune écrivaine et journaliste suisse Annemarie Schwarzenbach, ange inconsolable en quête de liberté et de fureur de vivre. Quelle époque !

Entre rêve et désillusion, la série part ainsi à la rencontre de Jakko Isola, à travers les rivières gelées et les immenses étendues de neige, « vers la promesse d’un eldorado nouveau », à la conquête de la lueur éclatante de l’or. Sans oublier Monsieur Chouchani, « l’homme à l’esprit immense et au savoir démesuré », qui inspirait la fascination. Puis Luisa Casati, la femme la plus fortunée d’Italie, régnant sur l’Europe. Un dernier épisode fait naviguer le spectateur jusqu’en mer Rouge, à la découverte de l’écrivain-corsaire français Henry de Monfreid.

Des images atypiques

« Des histoires vraies sur des images détournées », c’est le pari que s’est lancé Mathilde Hirsch en produisant cette mini web-série. La réalisatrice propose, à partir d’images d’archives décontextualisées et soustraites à l’épreuve du temps, de compter le récit de dix personnalités effacées, qui ont pourtant marqué l’Histoire. Son leitmotiv : surprendre et convoquer l’imaginaire du public. Avec ces images atypiques, libres des faits évoqués, Mathilde Hirsch laisse le public se faire sa propre perception de la réalité. Ces images poignantes choisies pour leur puissance poétique invitent le spectateur dans un univers romancé.

Une narration haletante

« Au volant, une femme en costume d’homme aux cheveux courts brillants, fend à toute allure le crépuscule brûlant, élancée comme un météore attiré irrésistiblement vers la liberté ».

Ainsi se dessine le portrait étincelant de la jeune Annemarie Schwarzenbach, auteure du Refuge des Cimes. Offrant sa voix aux récits, Mathilde Hirsch transporte le spectateur dans un univers narratif envoûtant, fil rouge de ces destinées hors du commun. Entre poésie et musique, chacune de ses phrases s’enchaînent en un tendre refrain. Au rythme des péripéties, les images prennent vie, la fantaisie de la musique électronique guide et accompagne les mouvements du personnage et les rimes alimentent cette symphonie. La douce mélodie redonne vie à ces figures oubliées. 

Emilie Barthe

Informations pratiques :

La saison 1 de la web-série est disponible en replay sur Arte.

La saison 2 sera disponible dans l’espace SMART du FIPADOC2021 – reporté. La consultation des œuvres se fera sur réservation de créneaux de 30 minutes, auprès de l’équipe du festival.

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