Compétition Documentaire musical

AURORA, fée enchanteresse

Documentaire musical projeté ce mercredi, Once AURORA raconte l’histoire d’une jeune chanteuse en quête d’elle-même, tandis que son album Another kind of infection, distille sa magie. Une rencontre électrisante.

Génie : esprit présidant à la destinée d’un lieu, d’une collectivité, d’une personne – ou personnage surnaturel. C’est ainsi qu’AURORA, jeune chanteuse norvégienne, voudrait que l’on se souvienne d’elle après son passage sur Terre. La vie, la mort, le sens de nos destinées, l’artiste y songe régulièrement. « J’ai des crises existentielles insupportables, et puis je ressens des émotions à nouveau, et là je suis soulagée », explique-celle qui n’a que 20 ans.

Des sens à fleur de peau, tout est vécu à l’extrême, décuplé. La réalité la traverse et en ressort magnifiée, en peinture, et en musique bien sûr. Une voix puissante, un style presque psychédélique, AURORA intrigue. Elle mélange musiques ancestrales et pop moderne. L’envoûtement est à l’oeuvre, entre urgence et chair de poule. Qui résisterait à cette envie irrépressible de danser, là, immédiatement, comme si la vie en dépendait? C’est fort. L’histoire et le pouls s’accélèrent. AURORA est un enchantement … Another kind of infection, son album, en est l’écrin. Et ONCE AURORA, un film sur le processus créatif.

Le calme, enfin

Pour elle, les choses sont allées trop vite, et la pression difficile à supporter. Repérée alors qu’elle n’avait que 16 ans, sur un site de streaming norvégien, l’artiste a connu le succès soudain, effréné. Après la foule, la voilà qui se cherche. « Je ne me reconnais plus dans les premières chansons que j’ai sorties », devenues presque douloureuses à chanter.

Cette fois, AURORA prend son temps, et s’inspire des sons qui l’entourent, le cliquetis d’une cuillère sur le rebord d’une tasse à café, le bruissement d’un tissu froissé, le bruit des pierres qui s’entrechoquent. Tout pour atteindre « l’orgasme musical », et électriser – au sens propre – son public. 

Elle profite de sa tournée au Brésil, pour ajouter de nouvelles couleurs à sa palette musicale. La rencontre est merveilleusement filmée. Avec ces femmes éclatantes, Brésiliennes tout de vert vêtues. AURORA chatoyante, aux tenues bigarrées, est à l’image de sa musique, un peu étrange. Blonde platine, elle raffole de la couleur, se passionne pour les motifs. Des points, des carrés, des triangles, toute la géométrie y passe. 

Le documentaire de Stian Servoss et Benjamin Langeland est à l’image de cette originalité, les plans sont à couper le souffle. Vertige des buildings américains, sérénité de la Norvège natale d’AURORA, des images en accéléré. C’est un tourbillon qui emporte le spectateur, entre ondes sonores et l’inévitable questionnement : que faire de nos vies ? AURORA, elle, semble avoir trouvé la réponse : chanter, « jusqu’au bout ». 

Camille Bigot

Documentaire musical :

Lire aussi : Ella Fitzgerald : just one of those things

0 comments on “AURORA, fée enchanteresse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :