La vie du festival Les professionnels

À la recherche des futurs documentaires à succès

Une salle remplie de potentiels nouveaux partenaires pour 14 projets européens de documentaires. L’enjeu est de taille pour les créateurs, ce vendredi 25 janvier au centre de Congrès  Bellevue où se tenait la session de pitchs internationaux du festival international du documentaire de Biarritz. L’occasion de s’interroger sur les recettes du succès avec deux producteurs.

Pour choisir quels documentaires diffuser, il faut d’abord procéder par critères. « Le premier niveau de choix, c’est notre ligne éditoriale », affirme Olivier Agogué, directeur de Planète +. Pour la respecter, et fidéliser le téléspectateur, il faut porter attention aux exigences de la chaîne, à savoir le thème abordé et le format d’écriture. C’est sans doute une règle primordiale, mais elle ne saurait à elle seule garantir le gain du pari.  

Les bonnes recettes

Pour être rentable, un film documentaire doit rassembler des spectateurs et faire de l’audience, et c’est le rôle des chargés de programme de dénicher ce qui pourra éveiller l’intérêt du plus grand nombre. Olivier Agogué souligne qu’on peut évaluer le potentiel des films par « l’expérience et les audiences ». S’appuyer sur des succès passés pour prévoir les prochains s’avère être  une bonne stratégie. Selon lui, la tendance est  à l’infiniment grand et aux espaces confinés : « L’espace, ça a du succès. On considère à tort qu’on a tout découvert sur Terre, mais il en reste encore beaucoup à aller voir (…) Ce qui marche très bien, c’est ce qui est immersion, accès exclusif à des univers fermés. Quand on ouvre les portes des univers cloisonnés  ».

Les documentaires environnementaux n’ont pas le vent en poupe

Il faut suivre la mode, sans pour autant oublier de s’en extraire pour se démarquer. Le directeur de Planète + regrette que l’audience ne s’intéresse pas davantage aux documentaires environnementaux : « Malheureusement, pour les sujets sur l’environnement qui sont cruciaux aujourd’hui, on sait qu’il y a peut de chance de faire de l’audience ». Comme il considère ce thème comme important, il ne souhaite pas arrêter la diffusion de documentaires dédiés.  Toutefois, les chaînes doivent garder une identité en défendant des programmes dont le succès n’est pas garanti. 

Avoir du flair et être réaliste

C. Cay Wesnigk, réalisateur et producteur allemand (AG DOK  et Online film AG), pense que la recherche de documentaires à succès est avant tout une question de feeling et de rationalité. Il s’intéresse plus particulièrement aux films quand il a aimé les regarder et qu’il veut y consacrer du temps. Cela dépend également de son ressenti avec l’équipe : il doit pouvoir envisager travailler avec elle sur un temps long. Mais les questions qu’il doit se poser en prime sont bien plus terre-à-terre « il faut que ce soit possible, qu’on soit capables de le financer, de trouver une audience ». 

Etablir le contact afin de voir des productions diffusées à grande échelle, telle est l’aspiration des deux parties – chargés de programme et équipes de films- lors de la séance des pitchs internationaux. 

Lucie Rivière

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